Chirurgie du cristallin après LASIK ou PKR : notre approche

Chirurgie du cristallin après chirurgie réfractive : le Centre Iridis au congrès de Paris

Le 24 janvier 2026, le Dr Gilles Lesieur a pris la parole lors de la 18ᵉ édition des Journées Chirurgie Réfractive et Innovations à Paris. Sa communication, co-écrite avec Paul Dupeyre, portait sur un sujet qui concerne de plus en plus de patients : comment intervenir sur le cristallin quand la cornée a déjà été modifiée par une chirurgie au laser ?

Un cas de figure qui se multiplie

Les premières opérations de chirurgie réfractive remontent maintenant à plusieurs décennies. Les patients opérés du LASIK, de la PKR ou du SMILE dans les années 2000 ou 2010 atteignent aujourd’hui l’âge où la presbytie s’installe ou la cataracte apparaît. Ils se retrouvent donc face à une nouvelle intervention sur leurs yeux , mais cette fois, la donne a changé.

Une cornée déjà remodelée par le laser complique les choses à plusieurs niveaux. Le calcul de la puissance de l’implant intraoculaire devient moins prévisible. La biométrie peut donner des résultats trompeurs. Le comportement optique de l’implant n’est pas le même que sur un œil qui n’a jamais été opéré. Et ces patients, qui ont déjà connu la liberté sans lunettes, arrivent souvent avec des attentes élevées.

La presbytie

La cataracte

Un cas clinique pour illustrer les enjeux

Plutôt qu’un exposé purement théorique, le Dr Lesieur a choisi de s’appuyer sur un cas clinique concret. L’idée : montrer qu’au-delà de l’acuité visuelle chiffrée, c’est la compréhension fine des besoins du patient qui fait la différence. Quel usage fait-il de sa vision au quotidien ? Quelles sont ses priorités entre la vision de loin, la vision intermédiaire et la vision de près ? Quels compromis est-il prêt à accepter ?

Ces questions sont déterminantes, d’autant plus quand on travaille sur une cornée qui a déjà été modifiée et dont les marges de manœuvre sont réduites.

IOL Match : mieux cerner les besoins visuels avant l’opération

C’est ici qu’intervient IOL Match, l’application développée par le Centre Iridis. Conçue pour structurer le recueil des habitudes visuelles du patient, elle permet de hiérarchiser ses priorités et d’objectiver les compromis avant même d’entrer au bloc. Sur des yeux déjà opérés au laser, ce travail préparatoire prend encore plus de valeur : il réduit le risque de choisir un implant qui ne correspond pas au mode de vie réel du patient.

IOL Match

AIOLsci : simuler le comportement de l’implant

La présentation s’est aussi appuyée sur AIOLsci, une application développée par le Dr Benjamin Stern et le Dr Damien Gatinel. Cet outil simule le comportement optique d’un implant en intégrant les paramètres spécifiques de la cornée , y compris quand celle-ci a été modifiée par une intervention laser. En combinant IOL Match pour comprendre les besoins et AIOLsci pour anticiper le résultat optique, le chirurgien dispose d’un duo d’outils qui fiabilise la prise de décision dans ces situations complexes.

Anticiper pour éviter les mauvaises surprises

Le fil rouge de cette intervention était simple : sur un œil déjà opéré, rien ne doit être laissé au hasard. Les outils numériques ne remplacent pas l’expertise du chirurgien, mais ils lui donnent des éléments concrets pour ajuster sa stratégie, discuter avec le patient en toute transparence et limiter les déconvenues postopératoires.

C’est cette approche pragmatique, associant expérience clinique et outils d’aide à la décision, que le Centre Iridis met en œuvre au quotidien pour ses patients à Albi et dans le Tarn.

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