FAQ Chirurgie réfractive et troubles visuels

Questions fréquentes sur les troubles visuels et la chirurgie réfractive

FAQ Chirurgie réfractive et troubles visuels

LE CENTRE

Q : Comment préparer le rdv pré opératoire?
R : Un traitement spécifique vous sera donné avant le rdv d’avis de chirurgie réfractive, afin d’améliorer la qualité de votre surface oculaire et ce pour avoir des mesures précises et des résultats optimisés. Le traitement est donné à la fin du premier rendez-vous si le bilan est positif pour une chirurgie. 

LES TROUBLES VISUELS

Q : Quelle est la différence entre myopie et hypermétropie ?
R : La myopie, c’est quand on voit flou de loin mais net de près. L’œil est trop long ou la cornée trop bombée, du coup l’image se forme avant la rétine. L’hypermétropie, c’est l’inverse : l’œil est trop court, l’image se forme derrière la rétine. On voit mieux de loin que de près, même si dans les cas légers, l’œil compense naturellement (au prix d’une fatigue visuelle).

Q : C’est quoi exactement l’astigmatisme ?
R : L’astigmatisme vient d’une cornée qui n’est pas parfaitement ronde, plutôt ovale comme un ballon de rugby. Résultat : la vision est déformée ou floue à toutes les distances. On peut être astigmate seul ou en plus d’être myope ou hypermétrope, ce qui est assez fréquent.

Q : À partir de quel âge devient-on presbyte ?
R : La presbytie apparaît généralement entre 40 et 45 ans, parfois un peu plus tôt chez les hypermétropes. C’est le cristallin qui perd progressivement sa souplesse et n’arrive plus à faire la mise au point de près. C’est un processus naturel du vieillissement, tout le monde y passe. La presbytie évolue ensuite jusqu’à environ 60-65 ans avant de se stabiliser.

Q : Ma myopie peut-elle encore évoluer après 25 ans ?
R : Dans la majorité des cas, la myopie se stabilise entre 20 et 25 ans. Mais il existe des myopies évolutives qui continuent de progresser, et le travail prolongé sur écran peut favoriser une légère aggravation. C’est pour ça qu’on demande une stabilité de la vue sur au moins un an avant d’envisager une chirurgie réfractive.

Q : Mon enfant est myope, ça va forcément s’aggraver ?
R : Pas forcément, mais c’est probable. Une myopie apparue jeune a tendance à progresser jusqu’à l’âge adulte. Il existe aujourd’hui des moyens de freiner cette évolution : lunettes et lentilles spéciales, collyres à l’atropine faiblement dosée, orthokératologie. Un suivi régulier permet d’adapter la prise en charge.

LA CHIRURGIE RÉFRACTIVE EN GÉNÉRAL

Q : À qui s’adresse la chirurgie réfractive ?
R : Elle concerne les personnes qui souhaitent réduire ou supprimer leur dépendance aux lunettes ou lentilles. Il faut avoir au moins 18 ans (plutôt 20-21 ans en pratique), une vue stable depuis au moins 12 mois, et ne pas avoir de contre-indication comme certaines maladies de la cornée. Un bilan préopératoire complet permet de vérifier l’éligibilité.

Q : Est-ce que tout le monde peut se faire opérer ?
R : Non, environ 15 à 20% des candidats ne sont pas éligibles après le bilan. Les raisons peuvent être une cornée trop fine ou irrégulière, une sécheresse oculaire trop importante, un défaut visuel trop élevé pour le LASIK, ou certaines pathologies oculaires. Mais souvent, une technique alternative existe : implants ICL pour les fortes myopies, PRELEX pour les presbytes, etc.

Q : Quelles sont les différentes techniques disponibles ?
R : Les principales techniques sont le LASIK (création d’un volet cornéen puis remodelage au laser), la PKR (travail directement en surface de la cornée, sans volet), les implants ICL (lentille placée à l’intérieur de l’œil, devant le cristallin) et le PRELEX (remplacement du cristallin par un implant, comme pour la cataracte mais avant qu’elle n’apparaisse). Chaque technique a ses indications selon le profil du patient.

Q : L’opération est-elle douloureuse ?

R : L’intervention elle-même est indolore grâce aux gouttes anesthésiantes. Pour le LASIK, la récupération est quasi immédiate avec juste une gêne légère pendant quelques heures. Pour la PKR, c’est un peu différent : les 2-3 premiers jours peuvent être inconfortables, avec larmoiement et sensibilité à la lumière, mais des antalgiques permettent de gérer cette phase.

Q : L’opération des yeux nécessite-t-elle une anesthésie générale ?
R : Non, la grande majorité des interventions oculaires se déroulent sous anesthésie locale. Au Centre Iridis, le Dr Lesieur pratique l’anesthésie sous-ténonienne : une injection indolore autour de l’œil qui insensibilise complètement la zone opérée. Le patient reste éveillé mais ne ressent absolument aucune douleur pendant l’intervention. L’anesthésie générale peut toutefois être proposée dans certaines situations particulières : patients très anxieux, personnes sourdes ou malentendantes pour qui la communication peropératoire serait difficile, patients étrangers ne maîtrisant pas le français, ou toute autre situation où le confort et la sécurité du patient le justifient.

Q : Combien de temps dure l’opération ?
R : L’intervention en elle-même dure entre 10 et 15 minutes pour les deux yeux. Le laser ne travaille que pendant quelques secondes à quelques dizaines de secondes par œil. Il faut prévoir environ 2 heures sur place en comptant l’accueil, la préparation et le repos post-opératoire.

Q : Peut-on opérer les deux yeux le même jour ?
R : Oui, c’est la pratique courante pour le LASIK et la PKR. Ça évite une période de déséquilibre visuel entre les deux yeux et limite les contraintes pour le patient. Pour les implants ICL ou le PRELEX, on espace généralement de quelques jours à une semaine entre les deux yeux par précaution.

Q : Les résultats sont-ils définitifs ?
R : La correction apportée par le laser est permanente. Cependant, l’œil continue de vieillir naturellement : la presbytie apparaîtra quand même vers 45 ans si on a été opéré jeune, et la cataracte peut se développer plus tard. Une légère régression est possible dans les mois suivant l’opération, surtout pour les fortes corrections, mais elle reste rare.

Q : Y a-t-il des risques de complications ?
R : Comme toute chirurgie, des risques existent mais restent faibles avec les techniques actuelles. Les complications les plus fréquentes sont temporaires : sécheresse oculaire, halos lumineux la nuit, fluctuations visuelles. Les complications graves (infection, ectasie cornéenne) sont exceptionnelles, de l’ordre de 1 pour 10 000 interventions. Le bilan préopératoire sert justement à identifier et écarter les profils à risque.

Q : Au bout de combien de temps peut-on reprendre ses activités ?
R : Après un LASIK, la plupart des patients reprennent le travail dès le lendemain ou le surlendemain. La conduite est possible dès que la vision le permet, généralement sous 24 à 48 heures. Le sport doux peut reprendre après une semaine, les sports aquatiques et de contact après un mois environ. Après une PKR, il faut compter une semaine de récupération initiale.

Q : Quelle technique pour quelle situation ?
R : Le LASIK convient à la majorité des myopies légères à modérées (jusqu’à -8/-10 dioptries environ) avec une cornée suffisamment épaisse. La PKR est préférée pour les cornées fines ou les professions à risque de choc. Les implants ICL sont indiqués pour les très fortes myopies ou quand la cornée ne permet pas le laser. Le PRELEX s’adresse aux patients presbytes de plus de 50 ans qui souhaitent aussi corriger leur vision de loin.

Q : La chirurgie réfractive est-elle remboursée ?
R : La Sécurité sociale ne rembourse pas la chirurgie réfractive car elle est considérée comme une intervention de confort. En revanche, certaines mutuelles proposent un forfait annuel pour l’optique ou la chirurgie des yeux. Il vaut mieux se renseigner auprès de sa complémentaire santé avant l’intervention. Certains établissements proposent des facilités de paiement.

Q : Comment se passe le bilan préopératoire ?
R : Le bilan dure environ 1h30 à 2h et comprend de nombreux examens : mesure précise de la réfraction, topographie cornéenne (cartographie de la courbure), pachymétrie (épaisseur de la cornée), mesure de la pupille, examen du fond d’œil, test de sécheresse oculaire. Ces données permettent de confirmer l’éligibilité et de choisir la technique la mieux adaptée.

Q : Faut-il arrêter de porter ses lentilles avant le bilan ?R : Oui, c’est important. Les lentilles souples doivent être retirées au moins 3 jours avant les examens, les lentilles rigides au moins 2 semaines. Les lentilles modifient légèrement la forme de la cornée, et il faut qu’elle retrouve sa courbure naturelle pour que les mesures soient fiables.