Congrès SFO 2026 : trois interventions et un prix pour le Dr Gilles Lesieur
Le Dr Gilles Lesieur a représenté le Centre Iridis au SFO 2026 avec trois interventions, dont un film primé par le 2e Prix du Conseil d'Administration.

Le congrès annuel de la Société Française d’Ophtalmologie s’est tenu en mai 2026, réunissant comme chaque année la communauté ophtalmologique francophone autour de ses dernières avancées cliniques, chirurgicales et scientifiques. Le Dr Gilles Lesieur y représentait le Centre Iridis avec trois interventions à son programme du samedi 9 mai, dont une communication filmée distinguée par le 2e Prix du Conseil d’Administration de la SFO pour le meilleur film.
Trois sujets différents, mais une cohérence de fond : la recherche d’une plus grande précision en chirurgie ophtalmologique, qu’il s’agisse du geste, des outils ou des données qui orientent les choix thérapeutiques.
La matinée s’est ouverte à 8h30, en salle 252B, par une communication orale dans la session consacrée à la chirurgie du segment antérieur. Le Dr Lesieur y présentait, avec Paul Dupeyre MSc, une étude intitulée « Influence du diamètre cristallinien sur la rotation postopératoire des implants intraoculaires« .
Le sujet répond à une question concrète : peut-on prédire si un implant posé dans l’œil après chirurgie de la cataracte va rester parfaitement orienté, ou s’il risque de tourner légèrement avec le temps ? Ce paramètre, en apparence anodin, devient déterminant chez les patients astigmates, pour lesquels même une rotation de quelques degrés peut altérer la qualité visuelle obtenue. L’équipe a analysé 348 yeux opérés avec un même type d’implant, en cherchant si la mesure du sac cristallinien (la cavité dans laquelle l’implant prend place) permettait d’anticiper son comportement. Le résultat est instructif : avec les outils d’imagerie dont on dispose aujourd’hui, on ne peut qu’estimer ce diamètre, pas le mesurer véritablement. Et cette estimation ne suffit pas à prédire la rotation. Une conclusion qui rappelle que la métrologie oculaire reste un champ d’innovation à explorer dans les années à venir.
En fin de journée, à 17h33, le Dr Lesieur intervenait à l’Amphithéâtre Bordeaux pour la session Flash com’ organisée par la SAFIR, la société savante française dédiée aux implants et à la chirurgie réfractive. Le sujet : une application d’aide à la sélection d’implants pour la chirurgie du cristallin, qui intègre une analyse du comportement visuel des patients. Chaque personne a son propre mode de vie visuel, fait de lecture, d’écrans, de conduite, de loisirs en extérieur ou en intérieur. Chaque type d’implant a son profil optique. Plutôt que de choisir uniquement sur la base de paramètres biométriques classiques, l’application propose d’introduire une dimension fonctionnelle, plus proche du quotidien réel du patient. Une approche qui prolonge naturellement la première étude : si certaines variables techniques résistent encore à la mesure, autant enrichir la décision avec des données qui décrivent comment chacun utilise sa vision.
Enfin, la communication filmée co-signée avec Paul Dupeyre MSc, « Sclérectomie profonde : optimisation technique grâce à de nouveaux ciseaux chirurgicaux« , a reçu le 2e Prix du Conseil d’Administration de la SFO pour le meilleur film de l’édition 2026. La sclérectomie profonde est une technique chirurgicale utilisée dans la prise en charge du glaucome, une maladie qui peut altérer le nerf optique de manière progressive et irréversible quand elle n’est pas traitée. Le film présente l’apport d’une nouvelle instrumentation pour ce type d’intervention, avec un travail attentif sur la qualité du geste et la reproductibilité des résultats. Faire avancer la chirurgie passe parfois par ce genre de détail : la forme d’un instrument, la précision d’un mouvement, ce que cela change concrètement à chaque opération [voir sur Youtube]
Au-delà de la distinction reçue, ces trois interventions disent quelque chose du quotidien au Centre Iridis : continuer à chercher, à confronter, à partager, et faire en sorte que les avancées scientifiques et techniques bénéficient en bout de chaîne aux patients pris en charge à Albi.
